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POLITIQUE
INTERNATIONALE
De notre correspondante
à Guyaquil, Josiane
DEMAY
Equateur,
Coup de colère d'une
injustice - 10 mars2009
5 février 2009, une
opération conjointe
entre la Colombie et
l'Equateur permet le
démantèlement d’un
groupe charger du
blanchiment d’argent.
5 personnes d’une
même famille (Godoy)
sont arrêtées ainsi que
2 autres personnes n’ayant
rien en commun avec cette
famille si ce n’est
d’avoir été entre
2001 et 2006 gérants d’une
société vendue depuis
à cette famille.
L’Equateur à cette
particularité, qu’il
n’y a pas besoin de
preuve pour être
emprisonner. Dans le cas
des 2 protagonistes n’appartenant
pas à la famille Godoy,
ils sont détenus depuis
cette date sans aucunes
preuves contre eux, un
premier jugement les a
mis en prison pour 3
mois, le temps d’investigation.
Leur maison à été
fouillée, et tout ce qu’elle
contenait a été
inventoriés.
La collection d’armes
de monsieur saisie (armes
ayant un permis et
obtenues dans la
légalité) ainsi que les
bijoux et les ordinateurs
y compris ceux des
enfants. La maison est
habitée depuis le 5
février par la police et
dépouillée par ces
mêmes membres de la
police. Leurs entreprises
(qui font vivres en
comptant les collatéraux
environs 1500 personnes)
ont été saisies et
placées sous le
contrôle de la CONSEP (
Consejo Nacional de
Control de Sustencias
Estupefacientes et
Psicotropicas). Tous les
documents comptables et
les ordinateurs de
travail ont étés saisis
pour investigations, sans
permettre actuellement
(selon une source proche
de l’enquête) de
prouver que ce couple ai
participé au blanchiment
d’argent.
Un administrateur a été
nommé pour diriger les
entreprises du couple,
(une première dans le
pays puisque d’habitude
les entreprises sont
purement et simplement
fermées) avec pour
mission de sauvegarder l’intégralité
des emplois et des
clients. Leurs
entreprises productrices
de thon et de sardines en
conserves et exportant
vers le monde entier se
trouvent actuellement
dans une grande détresse
financière. Les banques
ont prononcé les
déchéances des prêts,
les comptes bancaires ont
étés mis sous
séquestres par l’état
et il n’existe
actuellement aucun moyen
financiers pour ses
différentes entreprises
de continuer à pouvoir
travailler. Les
entreprises sont sous
embargo d’état et
rien n’est fait par
l’état pour
faciliter la charge de l’administrateur
nommé pour lui permettre
de remplir son rôle de
façon cohérente : Il ne
peut pas ouvrir de compte
en banque, la banque lui
demande les bilans et
balances des entreprises
(qui sont au main de l’Etat)
; il ne peut faire entrer
de la marchandise (il
faut payer à réception)
; une des entreprises n’a
même plus d’électricité
(facture non payée et l’organisme
n’ayant aucune
confiance en la gestion
de l’Etat refuse de
remettre le courant).
Comment sauvegarder des
entreprises dans de
telles conditions ?
Aujourd’hui 10 mars,
il n’y a toujours
aucune issue pour
permettre aux entreprises
de travailler.
Josiane DEMAY
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